Carnet de route – Sortie d’entretien autour de Marrakech
Ce matin, l’objectif était simple : tourner les jambes sans forcer, profiter de la fraîcheur relative du début de journée et accumuler quelques kilomètres d’endurance tranquille. Pas de défi sportif, pas de chasse au chrono, juste le plaisir de rouler.
Direction Tahanaout sur une quinzaine de kilomètres. Les sensations sont bonnes, le rythme est souple, la circulation encore raisonnable. Le vélo avance facilement et les pulsations restent sages, exactement ce que j’étais venu chercher pour une sortie d’entretien.
Puis vient le moment de l’exploration. Une bifurcation à gauche en direction de la route de l’Ourika attire mon attention. Sur la carte, cela semblait être une alternative intéressante. Sur le terrain, la réalité est un peu différente...

La route se transforme progressivement en ce que l’on pourrait appeler une piste améliorée, ou peut-être une route très fatiguée. Pendant près de cinq kilomètres, les nids-de-poule se succèdent. Il faut rester concentré, choisir sa trajectoire, éviter les trous les plus profonds et accepter que la moyenne horaire ne soit plus vraiment le sujet du jour.
Je me fais alors une réflexion qui revient souvent lors de mes sorties marocaines : lorsque je tente un nouveau parcours, il y a de fortes chances que je finisse par découvrir une route dont l’état met à l’épreuve autant le cycliste que le matériel. Cela fait aussi partie du charme de l’aventure. On part pour une sortie tranquille et l’on se retrouve parfois dans une séance improvisée de pilotage tout-terrain !
Heureusement, le bilan est excellent :
- aucune crevaison ;
- aucune chute ;
- aucun incident mécanique ;
- seulement quelques secousses et quelques sourires.
Cette portion chaotique m’a également rappelé qu’un vélo Gravel serait probablement dans son élément sur ce type de terrain. Avec des pneus plus larges et davantage de confort, ces routes seraient bien moins intimidantes. À défaut, il reste la solution la plus sage : sélectionner les itinéraires les plus roulants lorsque l’objectif est simplement de travailler l’endurance.
Au final, la sortie remplit parfaitement son rôle. Les jambes ont tourné en souplesse, l’effort est resté maîtrisé avec une fréquence cardiaque moyenne de 123 battements par minute, et le plaisir de découvrir les environs de Marrakech était bien présent.
Une sortie sans exploit particulier, mais avec ce qui fait souvent les meilleurs souvenirs de vélo : un peu d’imprévu, quelques kilomètres d’aventure et, au bout du compte, le plaisir de rentrer à la maison avec le sentiment d’avoir passé une belle matinée sur la selle.
Bilan du jour : 38,45 km, 142 m de dénivelé, aucune crevaison, aucune chute et une nouvelle confirmation qu’au Maroc, la route réserve parfois autant de surprises que le paysage. 🚴♂️🇲🇦😊
Relive ’17 juin matin’

